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La durée de l’intervalle entre deux traitement dépend de l’âge, des prédispositions individuelles et jusqu'à un certain point de l’utilisation du cheval.

Cependant la règle „une fois par année" s’applique à la majorité des chevaux.

D’après mon expérience, la fréquence de traitements idéale se présente ainsi:

  • chez les poulains, en général, un bref contrôle des mâchoires suffit, ainsi qu'un coup d'oeuil occasionnel pour surveiller le changeant des dents de lait. Le premier traitement dentaire sous sédation se fera avant d’habituer le jeune cheval à la bride, au caveçon et au mors. Je considère ce traitement comme un des plus importants dans la vie du cheval, car il forme la base d’une bonne santé dentaire et générale du cheval.
  • les poneys shetlands, mini-shetlands et les chevaux miniatures forment une exception à la règle: due à la miniaturisation extrême, ces chevaux peuvent avoir de grandes difficultés à changer leur dents de lait. Un exemple extrême est visible ci-dessous, ce cheval miniature des 7 ans dont la dentition à été négligée ses 7 premières années de sa vie, m'a été présenté qu'au moment ou il avait déjà de graves problèmes de mastication. La photo montre un phénomène de „overcrowding", les incisives permanentes ayant été déviée de leur trajectoire lors de la croissance. Ce problème aurait pu être facilement évité par un traitement régulier par un dentiste compétent....

  • Les jeunes chevaux juste avant de les habituer au mors, à la longe ou à la selle, donc selon les chevaux et les disciplines entre deux ans et demi et quatre ans obtiennent leur premier grand traitement sous sédation: je m'occupe d'enlever tous les restes de dents de lait superflues, les dents de loup, toutes les pointes et les aspérités qui peuvent être particulièrement trâchantes chez les jeunes chevaux et de vérifier les canines et de les libérer sous la gencives si nécessaire. Le fait de débuter un jeune cheval ou de monter un cheval sans mors ne justifie pas d'éviter les traitements dentaires, car le mors pose souvent le moins de problèmes. Simplement le fait d'avoir des pièces de cuir autour de la tête, qui appuient les muqueuses délicates des joues sur les pointes souvent tranchantes des molaires supérieures suffit pour faire souffrir les chevaux d'un vrai martyre. Un caveçon sans mors, un bosal, un hackamore ou un licol style „éthologique" peut dans ce cas être bien plus atroce qu'un mors!
  • La „croissance" (ou plutôt la propulsion) des dents dans la cavité orale est particulièrement rapide chez les jeunes chevaux, de l'ordre de plusieurs millimètres par année. Par conséquent les pointes, les crochets et les aspérités se forment très rapidement chez les jeunes chevaux, contrairement à l'avons erroné de beaucoup de propriétaires („mon cheval est jeune, donc il n'a certainement pas de problèmes aux dents"). L'intervalle entre deux traitements devrait donc être plus court chez les jeunes chevaux, en gros de l'ordre de 6 mois de l'âge de 3 ans jusqu'à l'âge de 5 ans et de 9 à 12 mois, jusqu'à l'âge de 7 à 8 ans.
  • Chez les chevaux matures, une intervalle de 12 mois est en général parfaitement adaptée. Des intervalles plus longues ne sont pas recommandables, car trop de pointes se reforment et risquent de gêner le cheval.

Les chevaux ne manifestent des symptômes d'un problème dentaire souvent que lorsque les changements pathologiques sont tellement avancés, qu'une restitution à la fonction normale est quasi impossible. Les chevaux ne maigrissent que très tard, d'un côté parce que leur instinct de survie est trop fort pour ne pas se nourrir, parce que la nourriture et le fourrage sont aujourd'hui d'une qualité à offrir un excès en calories et protéines.

De plus un cheval est incapable de montrer la douleur par un bruit tel que le ferait un chien qui à mal aux dents en mangeant...
Les chevaux souffrent en silence, ce qui renforce l'opinion chez certaines personnes, que la dentisterie équine est un luxe superflu...

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